Annoncée pour trois jours à partir de demain, la grève du CNES n’est, en réalité, qu’une conséquence logique d’une série de mouvements de protestation organisés au niveau local, à travers plusieurs universités du pays. Le plus remarquable de ces mouvements reste, sans conteste, celui de l’Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. La grève des enseignants de cette wilaya dure depuis le 11 février.
N’empêche, cela n’a pas fait réagir le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS). Le département de Mohamed Mebarki s’est contenté d’une simple commission dépêchée dernièrement au niveau de l’UMMTO à l’effet de faire le point sur la situation des infrastructures en ayant comme interlocuteur les responsables de l’université, ignorant le partenaire social qu’est la section locale CNES-TO. Aussi, le mouvement de protestation des enseignants du supérieur vient refléter une situation qui n’est qu’un secret de polichinelle. L’état catastrophique de l’université algérienne qui occupe les dernières places du classement mondial des universités. Première à l’échelle nationale, l’Université Djillali Liabes de Sidi Bel Abbès, par exemple, n’a obtenu que la 1781e place dans le « Classement international des universités Webometrics 2015 » sur un total de 12000 universités à travers le monde.(Lire la suite)

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir