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Texte publié dans l’ouvrage publié par le CREAD « L’université algérienne et sa gouvernance ». Février 2011.
http://www.gbv.de/dms/zbw/690243944.pdf

 

RESUME : Dans ce papier, je voudrai soutenir que traversant les débuts d’une phase de massification de l’ES, il nous faut préparer la seconde de diversification qui va arriver très rapidement avec le chômage massif des diplômés, en organisant un espace régional de l’enseignement supérieur où grâce à une nouvelle division du travail nous serons en mesure d’engager la construction d’une hiérarchie du savoir et d’une offre internationale de savoir.

La gouvernance de l’Enseignement Supérieur met en cause les institutions qui coopèrent pour le gérer. Elles peuvent aller des collectivités locales aux institutions internationales. Mais parler de gouvernance c’est aussi parler d’un état institutionnel qui renvoie à des rapports fondamentaux, comme ceux anthropologiques qui définissent les rapports entre individu, collectif et société globale ou comme ceux qui renvoient à une division sociale du travail, tels les rapports de classe et qui participent donc d’une structure sociale. La gouvernance s’appuie donc sur une structure sociale, des dispositions sociales, ce à quoi il faudrait ajouter les tendances réelles du monde dès lors qu’il s’agira de définir une politique ou les moyens et les fins d’une gouvernance.

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Communication présentée lors du séminaire sur le champ universitaire et necessité de renouveau syndical, organisé par la section CNES Tizi-ouzou, les 01 et 02 Avril 2015

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Les enseignants de l’université Mouloud Mammeri sont en grève «illimitée» depuis le 11 février dernier pour des revendications sociales et professionnelles. Les revendications de cette grève n’ont pas été prise en compte par le conseil national de leur syndicat, le CNES, tenu les 27 et 28 février 2015. Aussi l’assemblée générale de la section CNES de l’université Mouloud Mammeri, tenue le 1er du mois de mars, a lancé un appel aux enseignants-chercheurs de toutes les universités du pays pour «se mobiliser et s’organiser pour se réapproprier leur syndicat », et « rendre la considération à l’enseignant universitaire». C’est dans ce contexte que j’ai été invité en tant qu’ancien membre du CNES à participer au séminaire organisé par cette section. J’ai choisi d’intervenir sur le thème : « les conditions de succès de l’action syndicale ». J’y ai soutenu la thèse que le succès de l’action syndicale dépendait de la conjonction de trois facteurs : la ligne syndicale, la mobilisation sociale et la conjoncture économique et politique. C’est autour de cet échafaudage que j’ai voulu construire mon intervention après avoir écouté, la veille, les interventions de mes camarades Farid Cherbal, Kaddour Chouicha et Madjid Ben Yaou, tous anciens membres de la direction du CNES.

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Communication présentée lors du séminaire sur le champ universitaire et necessité de renouveau syndical, organisé par la section CNES Tizi-ouzou, les 01 et 02 Avril 2015

 

Introduction :

      

       Des milliers d’enseignants, des dizaines de milliers d’étudiants n’ont cessé de s’exprimer collectivement depuis près de 10 ans, souvent par des mouvements de grève et de contestation qui prennent la forme de longs bras de fer avec les responsables d’établissements ou de la tutelle. Ces responsables ont rarement pris en charge les programmes de revendication qui leur sont soumis et ont souvent préféré agir par la coercition et les pressions et utiliser des palliatifs pour contourner les difficultés tant locales qu’à l’échelle de tout le secteur. Loin de nous l’idée de laisser entendre que rien n’a été fait aux différents niveaux de responsabilité. Il faut cependant s’interroger sérieusement sur cette situation conflictuelle endémique (si ce n’est une année de grève d’enseignants, c’en est une d'étudiants) qui met en scène de façon répétitive et massive les partenaires directs de l’acte pédagogique. Les explications subjectives ou politiciennes ne résistent pas à l’analyse et ne peuvent rendre compte de phénomènes aussi amples et durables et qui parfois s’apparentent à des conduites suicidaires. Ces explications, par contre, servent souvent - consciemment ou inconsciemment - de refuge ou de prétexte à ceux qui détiennent les pouvoirs de décision et se satisfont pour l’essentiel de palliatifs et de "mesurettes", voire d’un immobilisme confortable, et de réactions coercitives au lieu – comme cela se pratique avec réussite sous d’autres cieux – de se poser la question de la validité du mode de fonctionnement, de gestion ou de direction d’une structure, ou de la politique administrée à tout le secteur. Cette rigidité et cet immobilisme (par ailleurs caractéristiques du mode de gouvernance bureaucratique centralisé), qui revêtent chez nous l’allure d’un autisme systémique, sont au cœur du processus de fuite en avant que subit l’enseignement supérieur, de l’énorme dissipation de ressources qui s’y produit, sans compter le gaspillage de l’immense débauche d’énergie qui s’investit dans les conflits et qui pourrait se cristalliser de façon plus créative. La place de l’université dans une société qui aspire au développement, au progrès et à l’accession à une place conséquente dans le concert des nations, doit être à l’égal du rôle de plus en plus déterminant qu’occupent le savoir, les sciences et la technologie dans la création de richesses et la compétition internationale. Dans notre pays, cette politique de fuite en avant a eu pour effets d’anhyloser le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de disloquer l’anatomie de l’université, de pervertir ses fonctions essentielles, de marginaliser et de paupériser les enseignants – chercheurs qui quittent massivement l’université ou / et le pays. Au niveau global, l’affaissement de la classe moyenne, la dégénérescence de l’intelligentsia et l’émigration massive des compétences sont autant d’handicaps majeurs à la stabilisation sociétale, au développement et au progrès du pays.

         Cette reflexion n’a pas pour but de présenter l’exhaustivité de la gestion des multiples manifestations conflictuelles collectives, mais, à partir d’exemples sur le traitement réservé à celles inscrites dans l’action du syndicat CNES, donner notre point de vue sur la situation de l’université et ses perspectives. Alors que la grève actuelle de fin d’année perdure depuis plus de deux mois sans ouverture de négociations de la part des pouvoirs publics, il serait dommage que les messages que les enseignants du supérieur clament depuis une décennie et les enjeux de fond des mouvements de contestation, tant au niveau du secteur universitaire que dans leurs repercussions sur l’ensemble de la société, soient encore une fois ignorée ou sous estimés.

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Communication présentée lors du séminaire sur le champ universitaire et necessité de renouveau syndical, organisé par la section CNES Tizi-ouzou, les 01 et 02 Avril 2015

 

Résumé de la communication

L’université algérienne a connu ces 15 dernières années un développement quantitatif impressionnant. Elle accueille aujourd’hui pas moins de 1,2 millions d’étudiants, soit des taux d’accès à l’enseignement supérieur qui sont plus proches des taux européens que de ceux qui prévalent habituellement dans les pays en voie de développement.

Mais les incertitudes sur la portée de ces résultats a priori flatteurs ne manquent pas. L’université remplit une fonction de réceptacle de flux de bacheliers très hétérogènes alors que prévaut un chômage de masse. De la sorte elle répond aux nécessités macro sociales de gestion des flux d’apprenants posés par une bureaucratie hégémonique, gardienne du monopole d’Etat sur la certification. En résulte un équilibre de bas niveau de la qualité (formation/recherche) renforcé par les jeux locaux des acteurs opérationnels.

Au bout du compte s’affirment une dissipation des compétences et un cantonnement sur soi des membres de la communauté universitaire. Néanmoins, il est possible d’identifier quelques pistes d’action pour une remobilisation et un redressement de ’université algérienne.

Mots clés. Cohérence sociétale, conventions éducatives, université, fonction de gestion des flux d’apprenants, équilibre de bas niveau de la qualité, dissipation des compétences

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د.نكموش يوغورطة

أستاذ محاضر"ا" في القانون الاجتماعي و سوسيولوجيا العمل -جامعة مولود معمري تيزي وزو.

 

" يمكن المحافظة على ليبرالية السوق من دون أن تؤدي إلى أزمات اقتصادية, وذلك عبر تضافر جهود الناس من مختلف أمم العالم لإخضاع الاقتصاد لسياسات الديمقراطية و لإعادة بناء الاقتصاد العالمي على أسس من التعاون الدولي"

كارل بولاني" التحول الكبير"

مقدمة:

لما كان دور النقابية من باب التاريخانية[i], مسجل بأحرف من ذهب, لِمَا لعبت من أدوار ايجابية في مكافحة ظاهر و باطن "الرأسمالية المتوحشة"[ii]؛ التي حولت مضامين العمل إلى ضرب من الاهانة و "النيو- عبودية"[iii] , تدوس قيم العمل والعامل الإنسانية, كما تختزل أعمارهم[iv], حيث اخترقت النقابات العمالية جميع الحواجز التاريخية منها و المؤسساتية من اجل ترقية قيمة العمل وجعله أكثر إنسانية, فتأثرت بالتشريع قدر مأثرته من اجل الظفر بالحقوق و إرساء مبادئ كانت من امتياز و اختصاص السلطة التقديرية "لقانون السوق" ،حيث كان "قانون العرض و الطلب" هو الحكم الوحيد على أرضية ميدان "سوق العمل"[v], كما تمكنت النقابات العمالية - في "عصرها الذهبي" أن تجبر "أهل الأيديولوجية الرأسمالية", الذين جعلوا من الأبعاد الإنسانية و الاجتماعية للعمل و العمال أمرا ثانويا- حيث أخرج من دائرة التأمل النظري, مبدأ "المواطنة الاجتماعية"[vi] و بالتالي, يمكن القول, من دون أدنى شك أن النضال النقابي لعب دور ريادي في الوقوف الند بالند أمام الهجمات الشرسة للرأسمالية المتوحشة, وهذا بتكريس تقاليد حرية العمل[vii] و تحرير العامل من نظام "الرق الاجتماعي الجديد" الذي أسسته الطبقة البورجوازية المالكة للرساميل و وسائل الإنتاج, التي نشئت خاصة في أوروبا الغربية على أطلال الإقطاعية.