Entête CNESTO

DECLARATION-APPEL

 

Les enseignants ayant répondu à l’appel des instances nationales du CNES pour l’observation d’une journée de protestation appuyée d’un sit-in au niveau du rectorat le lundi 6 mars 2017, ainsi qu’à l’appel à la marche du CNESTO, le même jour, du campus Hasnaoua vers la wilaya, ont décidé du report de la marche à dimanche 12 mars 2017 à 10H00 en espérant un meilleur engouement et une grande participation pour en donner une mesure exacte de la demande collective de logements que le CNESTO n’a cessé de formuler auprès de la wilaya, depuis 2010.


En effet, et parce qu’il y va de sa crédibilité, le CNESTO se doit d’être précis et exact vis-à-vis de l’administration et de la population qui ont fait montre d’une bienveillante disposition vis-à-vis des enseignants de l’Université Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou, en consentant qu’un quota de 272 logements soit prélevé, à titre de prêt au profit des enseignants non logés.


Ainsi, la participation à la marche, le dimanche 12 mars 2017, arrêtera certainement le besoin réel en logements des enseignants de l’UMMTO. Il sera alors légitime pour l’administration d’en tenir compte en vertu du sacro-saint principe que le droit n’est ouvert qu’à celui qui le demande. Le CNESTO pour sa part, se voit aujourd’hui dans l’obligation de remettre à la wilaya un état précis assorti éventuellement d’une pétition pour en officialiser cette demande collective de logements en suspend.


N’est-ce pas que le CNESTO a, depuis fort longtemps, prévenu sur le risque qui planait sur le programme présidentiel ? Eh bien, aujourd’hui ce programme est officiellement gelé par la wilaya et ce en dépit de la volonté de l’Etat, officiellement et à maintes fois exprimée par Monsieur Le premier Ministre, du maintien de tous les programmes de logements dans toutes les wilayas. Le CNESTO en détient des documents qui attestent ce gel.


Depuis un certain temps aussi, le CNESTO n’a jamais cessé de tirer la sonnette d’alarme et de prévenir sur le risque de détournement, total ou partiel, des 272 logements prêtés par le ministère de l’Habitat pour le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique au profit des enseignants, au vu notamment de l’hostilité et de la haine que crachent implacablement certains cercles occultes et sournois à l’égard de l’enseignant dans notre wilaya ?


Aujourd’hui, le risque plane aussi sur l’existence même du syndicat. La volonté de se débarrasser du CNES ne date pas d’aujourd’hui et ne se cantonne pas seulement à l’UMMTO. Elle représente un héritage que se partagent entre eux dans la communion la plus totale ceux d’entre nos propres collègues, hélas, animés et aveuglés par le seul désir d’asservir et d’écraser leurs semblables, lequel désir, méritant d’ailleurs qu’on y pose une attention psychanalytique, n’est rien d’autre que l’atavisme du complexe du colonisé imitant son maître dans l’exercice du pouvoir.


Et avec ce nouveau code du travail qui pointe déjà à l’horizon avec sa batterie de mesures restrictives des libertés et des droits syndicaux et son lot de promesses de remise en question des acquis de hautes luttes, car, hélas, rien n’est irréversiblement acquit, et cette indifférence et insouciance bénissantes de cet enseignant lambda pour qui le Conseil National des Enseignants du Supérieur a pourtant tout fait et donné, ces ennemis jurés du CNES se frottent déjà les mains.


Alors, la question d’être ou de ne pas être se pose aujourd’hui majestueusement à chacun. A chacun alors de choisir et à chacun d’assumer son choix.


Tizi Ouzou, le lundi 07/03/2017
P/Le CNESTO

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