Entête CNESTO

DECLARATION

Décidément dans notre pays, s’emparer d’un syndicat voire d’une toute autre organisation est d’une facilité déconcertante. Heureusement que les gens dans leur quasi-totalité ne s’y prêtent pas à ce jeu malsain et malhonnête, autrement ça aurait été une catastrophe.


Ce qui est arrivé au syndicat CNES en est effectivement une illustration on ne peut plus édifiante : il a suffit qu’une personne, aidée de quelques compères, prétende être le nouveau coordinateur national et exhibe un procès verbal de réunion de quelques personnes, dressé par un huissier de justice, pour que les administrations des ministères du travail et de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, certains recteurs enclins à l’autoritarisme, certains médias assoiffés de scoops et même la banque les prennent au sérieux et sursoient à leurs obligations constitutionnelles et réglementaires voire morales vis-à-vis de la nouvelle équipe dirigeante du CNES, issue du 5ème congrès tenu les 12 et 13 janvier 2017, la seule qui soit légitime.


L’argument du procès verbal dressé par un huissier de justice ne tient pas la route et est irrecevable. Tout ce qu’il prouve c’est qu’une réunion regroupant un certain nombre de personnes a eu lieu à Constantine les 9 et 10 décembre 2016. Ce document n’est aucunement une preuve qu’il s’agisse du cinquième congrès du CNES. La seule preuve en est un procès verbal de passation de consignes, entre la direction sortante et la nouvelle direction, dressé en bonne et due forme.


En effet, la loi n’exige la présence d’un huissier de justice pour en dresser un procès verbal que pour l’acte de constitution d’une organisation. Pour les organisations régulièrement constituées, elles ont à prouver par le biais d’une passation de consignes dûment constatée, la continuité de leur existence et de leur fonctionnement.


Par voie de conséquence, la nouvelle direction du CNES issue du 5ème congrès tenu les 12 et 13 janvier 2017, est la seule qui donne la preuve de cette continuité d’existence et de fonctionnement car élue en présence de la direction sortante qui lui a remis le drapeau du syndicat, de l’aveu même du Chef de cabinet du MESRS (courrier N°97/CC/2017 du 19/2/2017) qu’il a adressée aux recteurs et au coordinateur du CNES monsieur Azzi Abdelmalik. Elle est de ce fait la seule légitime.


Mais peut être ce fait ne revêt aucune signification ni pour l’administration du ministère du travail, ni pour celle du MESRS, ni pour la banque, qui voient peut être ou aimeraient que l’opinion y voit un conflit interne, alors qu’il n’en est rien.


Peut être aussi que le Chef de cabinet du MESRS, lorsqu’il prétend que le bureau du CNES conduit par Monsieur Azzi Abdelmalik en qualité de coordinateur national, n’a pas produit tous les éléments indiquant que toutes les mesures réglementaires pour la tenue d’un congrès ont été respectées, faisait-il allusion à l’autorisation du ministère de l’intérieur ? Mais alors, ignorerait-il que cette dernière n’est pas exigible lorsque le congrès est organisé au niveau du siège même du syndicat qui lui est régulièrement affecté et où il tient habituellement ces conseils ?


Aussi la question du comment se fait-il alors que l’administration de notre pays ait pu marcher dans cette duperie, taraude l’esprit et suscite inquiétudes. Faut-il l’imputer à la précipitation, à la lecture erronée des textes de loi ou encore à de la complicité voire à une orchestration à visée malsaine ?


Toutes les suppositions sont en tout cas permises. Et quoi qu’il en soit il y a de quoi s’alarmer lorsque l’administration est à ce point faillible. Et il est légitime de se demander si l’Etat dans ces conditions saurait concrètement assurer la protection des personnes physiques et morales ainsi que de leurs biens comme il en a constitutionnellement la mission.


Ce qui s’est passé à l’Université Alger-3, Batna, M’Sila,… en donne une réfutation terrifiante. C’est le sauf-conduit, délivré à dessein ou pas par l’administration à l’usurpateur de la qualité de coordinateur national du CNES, qui a conduit à cette tragédie qui fait tache d’huile aujourd’hui sur l’image de l’université algérienne menaçant même de se répandre sur celle de nos institutions dans leur ensemble (administratives, judiciaire et autres) car interpellées vivement par ce qui s’est passé.


Le CNESTO, pour sa part, en appelle à la tutelle en premier chef et aux autorités administratives compétentes et judiciaires d’intervenir rapidement pour déterminer l’identité des auteurs et de leurs commanditaires derrière ces agressions, pour ramener la sérénité et la sécurité dans ces établissements et ailleurs, rétablir la vérité et réhabiliter les victimes.


Le CNES met en garde contre les conséquences regrettables qui peuvent en résulter de l’entretien de ces confusions et de ces pratiques. A chaque partie d’assumer ses responsabilités.


Tizi Ouzou, le lundi 20/02/2017
P/Le CNESTO

Commentaires   

+2 #1 ABDELGUERRFI 02-03-2017 20:35
PAr le présent message, je tiens à remercier très vivement la Section CNESTO ainsi que tous ses adhérents pour leur engagement et leur soutien indéfectible.
Que Dieu soit avec vous, inchallah.
Vive le CNESTO et vive le CNES National, la vérité triomphera et les médiocres raseront les murs!
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